Petite interview radiophonique réalisée par Alexia Goryn, Pierrot Nauche et Flavien Gillié dans le cadre du festival La générale du canal aux Mariniers

mouton-vice
berger

-Un festival radiophonique Monophonic!

-Refaire les choses en mieux et en plus compliqué.

-Un triturage de massacres de cerf et leur poème ASCII

-Des jeux vidéos totalement glitchés.

-Une épopée au pays des calenbours qu'on interdit à coup d'apostrophe

-Une machine qui pète

-Frotter des noix avec une plume

-Une expo à Proart. Peut-être?

-Un concert particulier pour concertina et exilent à bec

Le projet PLOYBOY est un duo imaginé en 2011, qui mêle technologies ménagères et musique improvisée, il formule un contrepoint entre l’univers de deux artistes.
David Chazam, compositeur omnidirectionnel et musicien décomplexé et champion d’Europe d’improvisation en 1996, qui y tapote frénétiquement synthétiseurs analogiques et pédales d’effets.
Et Val Macé, jeune bricoleur contemporain, qui y manipule des machine-instruments, des assemblages d’objets communs augmentées à l’aide de parties mécaniques et pilotées par des interfaces digne de console atari punk.
Le tout produit une musique titubant vigoureusement entre bruitisme, musique de chambre, néo-balinaise, baroque, rétro-futuriste ou encore punk.

val et chazam
fake pochette
croquis pour tournedisque
croquis pour joueuse de flutine
tournedisque
joueuse de flutine
chopper

VAL MACE

Né à Caen, le 3 janvier 1986, vit et travaille à Bruxelles.

FORMATION

Ecole Régionnale des Beaux Arts de Caen la mer.
Ecole Supérieur d’Art de Brest.
Ecole de Recherche Graphique (Bruxelles).
Diplômé National d'Arts Plastiques avec les félicitations du Jury, Ecole des Beaux-arts de Nantes Métropole en 2010.

EXPOSITIONS / PERFORMANCES

Résidence à IMAL, Bruxelles, de septembre 2013 à mars 2014.
Exposition/performence, studio7 Recyclart, Bruxelles, novembre 2013.
Concert PloyBoy, Espace BRASS, Bruxelles, octobre 2013.
Résidence/concert, Espace Mariniers, Bruxelles, octobre 2013.
Performance, "la Diiinette", Où l'art s'arrime, La Martinière, juin 2013.
Concert PloyBoy, maison de la creation de Laeken, mai 2013.
Concert PloyBoy, maison de la culture de Schaerbeek, mai 2013.
Exposition Solo, "Stupid objects", halle der Vollstandigen Warheit, Cologne, janvier 2013.

Exposition Collective, "I-D", Proart Gallery, Dubaï, novembre 2012.
Installation / performance "tournée des déééglingués", Caen, juin 2012
Installation / performance "Récital pour choses ordinaires", Lieu Unique, Nantes, mars 2012.
Intervention Publique "Dans les cases", Brigitte Industrie, Schaerbeek, février 2012.

"MicroConcerts", à domicile, Saint-Gilles, de Septembre à Novembre 2011.
Exposition collective, prix Hamesse, Maison du peuple, mai 2011.
Installation / performance, "petit concert domestique", Où l'art s'arrime, La Martinière, juin 2011.
Installation/performance, "récital électroménager", Bouillon Kub, Saint-Gilles, mai 2011.

Performance "transmoutation" puis déambulation machinique, "Bartleby machine de mauvaise compagnie", Où l'art s'arrime, Lamartinière, juin 2010.
Exposition Collective, "L'ivresse du plaisir", esbamn, Nantes, Avril 2010.

contact

installation mercator
cabinet
cabinet
cabinet
cabinet
cabinet
cabinet
casque dino
dessins faits par des robotnik
gif logo pour mercator
premier prototype de robotnik
dessin pour boite a rythme universelle
livre modulable logos
projecteur aléatoire
polyhèdre atelier machine qui tire les ficelles toit de la cabane à nu manipulateur de clavier et souris boite à musique dégueulasse lapin et carrotte sodomites antiquité musicale de l'espace

Pour construire une maison:
-prendre la mesure d'un plafond cérébral.
-écouter le bois craquer.
Bartleby, machine de mauvaise compagnie
Ubu
cabane, vue frontale
Mercator, boite à rythme universelle Mercator, boite à rythme universelle Mercator, boite à rythme universelle Mercator, boite à rythme universelle Mercator, boite à rythme universelle Mercator, boite à rythme universelle
croquis pour PonyGirl
dessin fantaisiste
croquis pour automate dégénéré
papier froissé
robotniks à l'oeuvre

Ceci est un objet conçu dans le strict respect du Protocole, celui qui voudrait qu'une construction soit le résultat d'une collection de volontés inhérentes aux choses inertes. Elle est le fait de l'objet, la lettre d'une phrase conçue pour sa musicalité. Une lettre dont on ne garde que la forme et le son pour mieux s'abstraire des mots et de leurs regrettables significations. Si on y trouve une porte, une table ou un clavier, c'est que le cour des choses a fait qu'il ne s'agissait justement pas de porte, de table ou de clavier mais respectivement de clavier, de porte et de table. Les objets sont avant tout l'ensemble des choses que ne qualifient pas le nom qu'ils portent. Notre tour est donc un lieu dans lequel les choses sont absous de leurs devoirs.
Elle est un monstre pourvu de deux organes. L'entité raisonnable, le polyèdre périodique au geste lent et constant, la machine universelle soumise aux contraintes de son espace sensible. Puis, l'entité désirante, la machine qui tire les ficelles, irrégulière et insatiable.
Elle est le lieu d'un combat dans lequel le cerveau et le coeœur s'attirent et se repoussent produisant la vibration, les multiples et infimes variations de tonalités, de timbres et d'humeurs que nécessite la voix qui récite le poème. des choses qui se frottent, se tendent, se froissent et s'entrechoquent.

la tête dans les étoiles
cabane vue de coté
U!

A la règle, je supplanterai un bout de ficelle élastique et un compas, de préférence instable et se déréglant sans arrêt. Au plan muni de cotes, de proportions et soumis à la géométrie euclidienne, je préférerai l'homonculus infirme dont les parties ne prendront plus de place que parce qu'elles ont plus d'importance à mes yeux et dont les organes les plus éloignés se côtoieront. Des petits bouts de rien, des timbres postes et des gribouillages téléphoniques se métamorphoserons en d'énormes monstres imparfaits. Leurs cercles seront irréguliers, leur centre excentré, les droites seront à la dérive et leurs fondements seront instables. L'idée la plus vague possible sera le prétexte d'une expérience physique et affective, évolutive et déraisonnée. Il faut à tout pris aborder la matière sans chercher trop à préciser la tournure que les choses prendront. Il faut se laisser le plus de chance possible de rater ce que l'on fait. De vrais ratages, des accidents purement involontaires. Il faut jouir de la possibilité de faire les choses mal, pour qu'elles ne marchent pas, pour quelle ne marchent qu'à moitié, pour qu'elles dégénèrent se moquent leur créateur et le rabaisse plus bas que terre. Les être puisent leur forces dans leur imperfection, dans ce déséquilibre qui les fait choir. La défaillance est le moteur d'un être. Il faut tous faire pour produire imparfaitement des choses imparfaites, Il faut laisser aux choses le loisirs d'être. Ne pas contraindre la matière plus qu'il n'est nécéssaire. Raboter une planche, meuler une soudure, enlever ce qui dépace c'est déjà vouloir dominer ce que l'on construit à outrance. C'est tenter vainement de faire d'une chose une construction purement abstraite. Le cube du minimaliste, malgrés toute ses aspirations ne sera jamais un cube, il restera toujours plus ou moins inégalement un resultat obtenu à partir de six planches fixées les unes aux autres.

Création se matérialisant sous la forme d'un triptyque dont chaque pièce incarne un moment précis d'une épopée potentielle. Chaque sculpture mise en route l'une à la suite de l'autre formule une histoire sonore sans cesse renouvelée dans laquelle chaque objet, stupide par sa banalité, mais rendu intelligent en ce qu'il n'est plus asservi à sa fonction propre, devient un acteur. Alors que le boîtier auquel il est relié devient à la fois chef d'orchestre, metteur en scène et compositeur, en posant discrètement les bases de son univers esthétique et en séquencant, agencant et organisant l'ensemble protagonistes et parties.
"Ik!", constitué d'un entrelacement de rasoirs matérialise le premier acte. Donnant à voir l'être en chair, vibrant, remuant, tantôt gémissant, beuglant, tantôt chuchotant, murmurant.
"U!", mettant en oeuvre un ensemble de radios, intervient comme une réponse à "Ik". Elle met en avant la surabondance des discours et données, parfois cacophonique, parfois intelligible, systématiquement indicible.
"Het!", pétarade salvatrice de casseroles et gamelles annonçant un renouveau proche. Peut-être libération, peut-être extinction. Elle est à la fois accusatrice et grandiloquente.
Comme toutes épopées, les pièces sonores générées par les Noise Machines for a soft apocalypse est a inscrire dans une époque et ses spécificités. Bien que tournée vers elles mêmes et totalement célibataires, ces machines n'en restent pas moins oracles de possibles poétiques.

 Plus jeunes, nous étions persuadés que tout avait une âme. Que les choses nous regardaient. Que lorsque nous les détruisions, elles pleuraient en secret. Que lorsque nous les délaissions, elles s'ennuyaient, elles se sentaient abandonnées. Que si notre mère nous grondait quand nous les cassions, ce n'était pas parce que c'était mal, mais parce qu'elles avaient le droit de vivre une vie digne et paisible. La complicité que nous entretenions avec notre grille-pain, les heures passées à rire avec notre essoreuse à salade, ainsi que les confidences réitérées que nous portions au canard de la salle de bain, nous ont beaucoup manqués quand notre psychiatre finit par nous faire croire que les choses étaient inanimées.
Aujourd'hui, fort de notre Science et des choses ordinaires, nous trouverons le moyen de prendre notre revanche et de rendre leur voix à nos amis perdus.

dessin de la machine qui tire les ficelles

PonyGirl est une monture à seize pattes. Née du désir d'une mélodie des grands espaces, elle pourfend l'air dans des fracas de verres et porte Mercator vers des contrées inexplorées.
Futur instrument favori de l'alcoolique, PonyGirl se veut avant tout sonner les cloches de son auditoire.

anarchitecture
deus ex machina
arbre répliqué
arbre peint
transmoutation
peinture au petard
mercator, boite a rythme universelle
Logos, partie 1
Logos, partie 2
Logos, partie 3
Logos, partie 4
Logos, partie 5
Logos, partie 6
Logos, partie 7
dessin d'enfant
cauchemard n°1, machine à dessiner
dessin de robotnik
dessin de robotnik
chaos mécanique
singe pétoman

Je viens d'avoir un bébé. Le premier jour je suis heureux, je le garde tout le temps avec moi, dans mes bras. J'en prends soin. Le deuxième jour j'essaye de me rappeler la dernière fois que j'ai fais l'amour. Je ne m'en rappelle pas très bien. Le troisième jour je suis surpris. Je me rappelle que je suis un homme, qu'il n'y a pas de femme avec moi et qu'à moins d'un miracle, je n'ai pas pu engendrer l'enfant. J'en déduis que c'est un chat. Je m'en occupe mais il n'est pas très discipliné, il veut toujours sauter du lit.

automate dégénéré
compas révolutionnaire
ponyGirl
prototype de robotnik
boite à rythme universelle version 1
sténonoix
dessin de trame
chapeau girofard
boule Haha
encephalus
machine qui tire les ficelles, générateur de mouvement linéaire apériodique
débile dessiné par abruti
déversoir
sténopés
Lune cubique
Contact
chaise convertible
Temporisateur à marteau
Alizé je ne t'aime plus! Alizé je ne t'aime plus! Alizé, je ne t'aime plus!
Ik!

Fatigués des humains deux compères s'entretiennent,
de leur commun tourmant est née une décision,
ils vont quitter les hommes et leurs vilaines manières,
pour les verts paturages et devenir moutons.

En pénétrant la masse ils cherchent comment s'y fondre,
au milieu du troupeau ils avisent une bête,
à l'allure docile et d'encolure replète,
pour en prendre la place ils conviennent de la tondre.

Si fait chargés de laine nos triomphant amis,
s'asseyent côte à côte et se font un habit,
et pour que soit complête leur petite diversion,
Ils rasent leur toupet et en coiffent le mouton.

Anatole Barde, 2010 .

lapin dépressif
croquis pour cabane
croquis pour cabane
projecteur aléatoire

Mieux qu'une machine, un bon petit travailleur que nous utiliserons pour ce qu'il a et que les autres n'ont pas. En l'occurrence, un vilebrequin aléatoire ou presque, dont l'agencement, extrait d'une infime section d'onde sonore provenant d'une vieille radio détraquée, produira la représentation complexe d'un univers restreint.

croquis pour automate dégénéré

Jouons à renier les lois de la robotique! Pourquoi faire rouler la roue lorsqu'elle peut ramper?
Nous voulons créer un ballet aux danseurs désarticulés, aux mouvements impropres et, autant que possible, désordonnés. Dans un lieu confiné, des engins tremblants de douleur, pris de spasmes, perdant le contrôle de leur corps et gémissant les maux de leurs infirmités. Un fois de plus nous nous verrons nous attribuer un titre, celui d'inventeur de la solution finale: la chambre à gaffe.

dessins faits par des robotnik
dessins faits par des robotnik
dessin du compas revolutionnaire